L’année 1917

Cette année est marquée par une intensification des combats aériens pour la brigade et par la création officielle le 1er septembre de l’escadrille SPA 295, chargée de la défense du camp retranché de Paris. Il s’agit d’une escadrille de chasse basée à Villacoublay ayant pour mission d’intercepter les bombardiers allemands tentant de bombarder la capitale. Officieusement, elle a été crée pour fournir une affectation de complaisance aux agents de la Brigade Mobile Spéciale dont beaucoup sont encore mobilisés dans divers unités de l’armée aux quatre coins du front. Les chasseurs dont elle est dotée (SPAD XIII, SPAD VII et Nieuport 24) permettront aux agents de la BMS de se déplacer rapidement dans le cadre de leurs missions. Le commandement en revient au Commandant Potvin, agent n°4.

19 février 1917

Lors d’une mission secrète sur le front italien derrière les lignes autrichiennes, 2 hydravion FBA 150 ch monté par des équipages BMS effectuent une passe de mitraillage sur un aérodrome de montagne dans le Tyrol. Le premier FBA était piloté par le Cpt Letalon (agent n°76) avec l’Aspirant Laspalès (n°1) en mitrailleur. Le second était piloté par l’Enseigne de Vaisseau Plavier (n°79) avec le Lieutenant Loiseau (n°78) en mitrailleur. Sur cet aérodrome autrichien se trouvaient 3 chasseurs biplaces Hansa-Brandenburg dont les équipages tentèrent un décollage sous les balles. L’un d’entre eux fut immobilisé avant d’avoir pu démarrer son moteur, le second fut détruit au roulage, et le troisième put décoller. Il ne resta pas en vol longtemps, car quelques secondes après son envol il est contraint à un atterrissage forcé par l’équipage Letalon/Laspalès. Ce Hansa-Brandenburg était piloté par l’as autrichien Heyrowski, (...)
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9 mars 1917

Dans la région de la Marne, le Capitaine Lebrun (agent n°81) accompagné du pilote Boileau (n°82) inaugurent les nouveaux SPAD VII en participant à une mission d’escorte d’un Voisin 5 de reconnaissance photo en compagnie de deux autres SPAD VII d’une escadrille locale. 3 Albatros D III tentent de les intercepter mais le combat tourne vite à la faveur des français car 2 d’entre eux sont abattus par un SPAD (ni Lebrun ni Boileau ne prirent part aux victoires).

11 mars 1917

3 SPAD VII dont l’un est piloté par le Capitaine Lebrun (agent n°81) ainsi qu’un Nieuport 17 piloté par Alexis Boileau (n°82) s’attaquent à un bombardier Gotha escorté par 3 Albatros D III. Les allemands tentaient de bombarder des positions françaises avant de lancer une attaque sur les tranchées. Au terme d’un combat très violent, tous les avions boches furent abattus, dont le bombardier et un des chasseurs par Lebrun. Il fut aussi le seul pilote allié à revenir à son escadrille, ses ailiers étant tous abattus et l’agent Boileau capturé dans les lignes allemandes. Ces victoires ne furent pas homologuées.

18 avril 1917

La BMS monte un raid visant à détruire un sous-marin allemand équipé d’un dispositif ultra-secret lui permettant de contrôler des créatures des profondeurs marines. Ce sous-marin étant en réparation dans un bassin du port de Brugges, quelques bombes bien placées peuvent le couler. Pour contourner la chasse adverse très dense sur cette partie du front, la BMS organise un raid aérien venant de la mer, avec le concours de la marine nationale. Un navire porte-hydravion se dirige le long de la côte belge et met à la mer 4 appareils, qui décollent vers les bassins à sous-marins de Brugge. Il y a deux hydravions FBA 150 ch pour le bombardement et deux chasseurs Hanriot HD 2 pour la chasse. Leurs équipages sont les suivants : FBA : Pilote Cpt de la Roche (agent n°83) / Navigateur-Bombardier Soldat Leval (n°84) / Mitrailleur Sgt-Ch Rocheveau (n°70). FBA : Pilote Cpt Lebrun (agent n°81) / Mitrailleur Soldat (...)
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10 septembre 1917

La SPA 295 accompagne le Capitaine de Gononcourt pour un combat contre 5 avions allemands (des Albatros D III), menés par le Ritter Ulrich de Saxe sur un Fokker Triplan. Il s’agit en fait de l’aboutissement d’un tournoi commencé entre les deux protagonistes...des siècles plus tôt. Les avions français étaient les suivants : Capitaine de Gononcourt sur SPAD XIII. Capitaine Letalon (agent BMS n°76) sur SPAD XIII. Capitaine Lebrun (n°81) sur SPAD VII. Lieutenant Louvergne (n°86) sur Nieuport 24. Lieutenant Dumenon (n°87) sur Nieuport 24. Dans un lieu convenu d’avance au dessus du front, le combat commença à l’aube. L’affrontement fut très violent. Le Capitaine Letalon, meilleur pilote de la BMS à qui l’on confia l’unique SPAD XIII de l’escadrille, abat adroitement dès les premières passes de tir le triplan d’Ulrich de Saxe. La mêlée continua et les chasseurs allemands tombèrent les uns après les (...)
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28 septembre 1917

Des agents de la BMS sont envoyés en mission en Italie avec un détachement de l’escadrille SPA 295, avec pour mission de détruire un cargo allemand équipé du même dispositif que celui équipant le sous-marin coulé à Brugge le 18 avril dernier. Le détachement de la SPA 295 effectue donc un première mission d’escorte d’un avion de reconnaissance photo italien, un SAML 5, parti prendre des clichés du port de Trieste et plus particulièrement des emplacements de sous-marins. 4 chasseurs l’escortent : Un Sopwith Camel piloté par le Sous-lieutenant Laspalès (agent n°1). Désireux de tester cet avion, il réussit à se le faire prêter par une escadrille anglaise locale. Un SPAD XIII piloté par le Capitaine Letalon (agent n°76) 2 SPAD VII de l’escadrille N 561 de Venise qui employait dans cette mission ses premiers SPADs. Aucune opposition aérienne ne fut rencontrée sur Trieste, malgré une forte DCA les photos (...)
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29 septembre 1917

Une fois les photos prises par l’avion de reconnaissance développées et l’emplacement du cargo repéré, la BMS lance un raid destiné à couler ce navire à quai. Trois bombardiers lourds italiens Capronis sont utilisés pour cette attaque, l’escorte de chasse est fournie par deux SPAD XIII de la SPA 295 (Pilotes : Capitaine Letalon (agent n°76) et Lieutenant Loiseau (n°78) ), ainsi que deux Hanriots HD 1 transformés sur place en HD 2 à flotteurs. L’un était piloté par le Sous-Lieutenant Laspalès (agent n°1), l’autre par un marin français réquisitionné pour la mission. Le groupe survole l’adriatique et voit le port de Trieste. Les bombardiers commencent leur phase d’approche, et sont interceptés par des hydravions de la marine autrichienne : 3 Lohners L, 2 Hansa-Brandenburg CC, et la « Merveille bleue » (Oeffag H) du Commandant Banfield. Les chasseurs français s’interposent ce qui permet aux bombardiers de se (...)
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mi octobre 1917

Entre deux missions pour le compte de la Brigade Mobile Spéciale, le Commandant Potvin (agent n°4) décolle de Villacoublay et effectue une promenade près du front avec son SPAD. Il rend visite à diverses escadrilles et on lui propose de participer à une escorte de bombardiers. Malgré l’interdiction formelle de ses chefs de la BMS il accepte ce qui sera sa première mission de guerre.

mi octobre 1917 (bis)

Un groupe d’agents de la Brigade Mobile Spéciale se trouve à Dunkerque pour une enquête de routine avec leurs appareils de la SPA 295. Une alerte sur la base invite tous les appareils de chasse disponibles à se porter pour intercepter des bombardiers allemands revenant d’Angleterre. Le Commandant Potvin (agent n°4) décolle aussitôt sur son SPAD XIII. Sur le port se trouvent le lieutenant Dumenon (agent n°87) et l’Enseigne de Vaisseau de 2eme classe Danltas (n°97) qui observent les hydravions de chasse Hanriot HD 2 alignés sur le quai. En entendant l’alerte, ils grimpent chacun dans un de ces petits hydravions de chasse et se portent vers l’ennemi. En longeant la côte, ils retrouvent Potvin accompagné d’un autre SPAD XIII d’une escadrille locale. Ces quatre chasseurs entrent alors en contact avec deux bombardiers Gothas rentrant de leur mission, escortés par 2 chasseurs Albatros (1 DIII et 1 DV). Au (...)
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17 octobre 1917

Un groupe d’agents de la BMS est en mission à Dunkerque pour effectuer des missions de surveillance de la base navale allemande de Zeebrugge, suite à la mission du 18 avril dernier. Ils utilisent pour cela du matériel prêté par le Centre Aéro-Maritime (CAM) de Dunkerque : Deux FBA 150 ch dont l’un est piloté par l’EV 1 Plavier (n°79) sont escortés par un Nieuport 17 ainsi que 2 Hanriots HD 2 dont l’un est piloté par l’agent Bécile (n°50). La mission d’observation se déroule sans incident mais au retour sur Dunkerque 3 chasseurs Albatros D III et D V sont rencontrés. Au cours du combat qui s’ensuit, un premier Albatros est abattu par le Nieuport 17 et le mitrailleur du FBA piloté par un marin du CAM de Dunkerque. Celui du FBA piloté par Plavier est alors grièvement blessé par le tir d’un autre Albatros, qui est ensuite abattu par le Nieuport 17. Quant au 3eme chasseur allemand, il parvient à quitter le (...)
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18 octobre 1917

Toujours en mission au CAM de Dunkerque, 2 agents de la BMS issus de l’aviation maritime mènent une mission d’observation du port de Zeebrugge. Il s’agit de l’EV 1 Plavier (n°79) et du SM Alphonse Danltas (n°97), qui pilotent pour la circonstance des hydravions de chasse à flotteurs Hanriot HD2. Au dessus de la mer du nord, ils rencontrent un hydravion de patrouille Hansa-Brandenburg W 29 escorté d’un Albatros D V. Après un bref combat aérien, Plavier descend l’Albatros mais le Hansa-Brandenburg parvient à s’enfuir. Cette victoire ne lui fut pas homologuée faute de témoins.

24 octobre 1917

De passage sur le front italien pour une enquête de service, des agents de la BMS effectuent une mission de guerre avec l’escadrille N 561 de Venise. L’EV 1 Plavier (n°79) effectue une « Combat Air Patrol » au dessus du front en compagnie d’un Sopwith Camel du Royal Flying Corps. Ils ont la malchance de rencontrer un Albatros D III autrichien entièrement peint de rouge, avec des têtes de mort sur le fuselage : la célèbre monture de l’as Godwin Brumowski. Celui-ci d’une rapide passe de mitraillage endommage le SPAD de Plavier, abat le Camel et quitte le combat. Vers midi, voulant retrouver le célèbre as et s’expliquer avec lui, Plavier emprunte un Nieuport 17 et décolle en compagnie d’un équipier (également sur Nieuport 17) sur le même secteur du front. Ils ne trouvent pas Brumowski mais plusieurs Albatros DIII autrichiens. Plavier en abat un qui lui sera homologué par les autorités italiennes. C’est (...)
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10 novembre 1917

Suite à la déroute italienne de Caporetto, de nombreux renforts alliés sont envoyés sur ce front. Des agents de la BMS, toujours détachés à l’escadrille N 561 de Venise, mènent une « Combat Air Patrol » avec des aviateurs anglais afin de tester et comparer le nouveau matériel. Une patrouille pour le moins disparate s’envole pour le front : 1 SPAD VII piloté par un aviateur de la N 561. 1 Nieuport 24 piloté par le Sergent-chef Rocheveau (agent BMS n°70) 1 Sopwith Camel anglais testé par l’EV 1 Plavier (agent BMS n°79) 1 Bristol F2B piloté par un équipage anglais. Ils rencontrèrent une formation de chasseurs autrichiens ( 2 Albatros DIII série 253 et 1 Hansa-Brandenburg DI piloté par l’as Lincke-Crawford) et allemands (1 Albatros DIII, 1 Albatros DV). Dans le long combat qui s’ensuivit, l’EV 1 Plavier et le Sergent Rocheveau furent descendus mais se parachutèrent indemnes dans leurs lignes. Aucune perte (...)
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27 décembre 1917

Lassés de mener des patrouilles de guet aérien sans intérêt autour de Paris, un groupe d’aviateurs de la SPA 295 part effectuer une patrouille dans un secteur sensible du front, contrairement aux ordres reçus. Ce groupe était composé d’un SPAD XII-Canon piloté par le Sergent Bellefonds (pilote d’une escadrille locale) et de deux SPAD XIII dont l’un était piloté par le Lieutenant Dumenon (agent BMS n°87). Bien mal leur prit de désobéir aux ordres...Ils rencontrèrent le célèbre cirque Richthofen ! D’après les témoignages, 1 Albatros D V, 1 Pfaltz D III, et 2 Fokker Triplans dont un peint en rouge, monture du célèbre as des as allemand. Le combat fût un carnage pour les français puisque le Sergent Bellefonds fût tué par les balles du Baron rouge et de ses équipiers. Le lieutenant Dumenon fut descendu mais se parachuta dans les lignes adverses où il fût capturé. Seul un SPAD XIII, criblé de plomb, parvint à (...)
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